Dans Histoire

Paris avait ses lieux bien établis pour la guillotine. On guillotinait en public, et les endroits devaient donc être vastes, afin de rassembler un maximum de gens.

Avant la guillotine, le bourreau coupait la tête avec une hache. C’est Nicolas Pelletier qui, Place de Grève (actuelle Place de l’Hôtel de Ville), bénéficia — si l’on peut dire — le premier de cette invention nouvelle, devenue aujourd’hui barbare.

Celui-ci était accusé d’avoir volé un peu d’argent à un passant de la rue Bourbon-Villeneuve (aujourd’hui rue d’Aboukir). La foule était alors habituée aux souffrances des suppliciés : écartèlement, tranchage de tête, …. Or, avec la guillotine, elle fut déçue : en 3 minutes, le tour fut joué ! Le célèbre bourreau de l’époque, Sanson, fut hué ! Dès le lendemain, le peuple chantait dans Paris : « Rendez-moi ma potence de bois ! »

D’un accouchement prématuré naît un instrument de mort

La guillotine fut créée par Jean Guillotin, mort à Paris en 1814. Médecin, il fut aussi homme politique. On raconte que, né à Saintes, il y avait vu avec son épouse enceinte une exécution capitale. Sa femme s’évanouit alors, mettant l’enfant au monde prématurément !

C’est l’égalité des citoyens qui guida l’adoption de la guillotine :  chacun devait, selon Guillotin, avoir le même traitement devant la mort, en évitant les souffrances.

Cet homme fut un grand homme politique.

Mais, comme le rappelait Victor Hugo : « Il y a des hommes malheureux. Christophe Colomb ne peut attacher son nom à sa découverte ; Guillotin ne peut détacher le sien de son invention. »

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