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Tout près de Paris, un espace de nature, de détente et de promenade aux paysages variés existe : le Parc de Sceaux. Il offre également de vastes étendues, forêts et plaines, espaces de vie pour la faune sauvage.

L’eau, les bassins et les cascades

Le site, en « V », implique des zones humides, avec la cuvette de la plaine des « Quatre statues » et par l’étang de la « Mer morte » (emplacement actuel de l’Octogone).

Le parc propose 9 bassins historiques avec des systèmes de jets d’eau fonctionnels, ainsi que les cascades se déversant dans le bassin de l’Octogone. Ils fonctionnent en circuit fermé.

L’histoire du site commence au 17ème siècle. En 1670, Colbert achète un domaine pour lui-même : le futur Parc de Sceaux. Ce ministre des finances souhaitait être à la fois éloigné et proche de Versailles. Les seigneurs locaux de l’époque, les Potier de Gesvres, étaient installés à Sceaux depuis 1597. Colbert achète alors les alentours : des champs, des forêts. Il demande à Le Nôtre de l’aider à concevoir son jardin.

Le Nôtre redessine le parc

Le Nôtre invente les allées, un bassin en demi-lune, une cascade. Des terrasses à pans coupés aboutissent au Pavillon de l’Aurore.

Colbert décède et c’est un dénommé Seigneley, marquis de son état, qui rachète l’ensemble du site, en confiant la suite des travaux à Le Nôtre et notamment la construction du grand canal.

Jules Hardouin-Mansart édifie l’Orangerie, qui subsiste de nos jours.

La Révolution voit la destruction du site, lequel est racheté par un riche agriculteur, Hyppolite Lecomte, dont la fille épouse le duc de Trévise : ce mariage permet la restauration de l’ensemble du site, dont un nouveau château proche du style Louis XIII.

Après la première guerre mondiale, c’est le département de la Seine de l’époque qui achète le domaine pour le protéger en le classant d’abord Monument historique.

Léon Azéma, architecte et concepteur des jardins du Trocadéro, restaure l’ensemble dans les années 30, avec peu de changements, mise à part une nouvelle cascade Art Déco ornée par Rodin. Le parc devient public, propice à la détente et à la promenade.

La restauration et la gestion du parc sont aujourd’hui assurées par le département des Hauts-de-Seine.

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