Dans Histoire

La construction à Paris de colonnes diverses a toujours fait couler beaucoup d’encre : on dit d’elles qu’elles gâchent le paysage, qu’elles prennent de la place, qu’elles sont inutiles … Examen des colonnes Morris, des colonnes de Buren, des colonnes du Trône, de la colonne Vendôme, et enfin de la colonne oubliée de Paris : la colonne Medicis.

La colonne Vendôme à la gloire de l’Empereur

Au milieu des magasins de luxe et ponctuant la rue de la Paix, la place vendôme et sa colonne Vendôme commémore la bataille d’Austerlitz. La colonne a été élevée en 1805 par Napoléon.

Elle mesure plus de 40 mètres et est recouverte de bronze provenant des canons confisqués à l’époque aux Russes et aux Autrichiens. Elle aussi suit le modèle de la colonne Trajane à Rome.

Le sculpteur François Rude, auteur de La Marseillaise de l’Arc de Triomphe de Paris, contribue largement à la sculpture de cette colonne, représentant, déployées en spirale, des scènes de batailles napoléoniennes.

Au sommet se trouve la statue de l’Empereur, laquelle n’est pas d’origine. Napoléon y est représenté en empereur romain, armé d’un glaive et coiffé de lauriers. On n’imagine plus cela de nos jours !

La colonne oubliée de Catherine de Medicis

Peu connue car moins mise en avant, la colonne Médicis, au centre de Paris, fut érigée en 1574 par Jean Bullant.

C’est Catherine de Médicis elle-même qui en passa commande. Elle aimait l’astrologie et cette colonne est en fait un observatoire. L’architecte la place dans l’un des angles de la cour sud de l’hôtel de la Reine, lequel occupait la place de l’actuelle Bourse de commerce.

Haute de 31 mètres, une plate-forme indique les points cardinaux. Pour observer les étoiles à toute heure, la Reine disposait d’une porte dans ses appartements lui permettant d’accéder directement à la colonne, comme le rappelle le site Paris ZigZag.

À l’extérieur, cet édifice est orné de cannelures, de miroirs, couronnes, fleurs de lys, ou cornes d’abondance. Une partie de ces décors est d’ailleurs encore visible. À l’intérieur, un escalier mène à la plate-forme.

L’Hôtel fut détruit à la Révolution. Seule sa colonne demeure.

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