Dans Histoire

C’est le conseil municipal de la commune qui décide de l’attribution du nom des rues. Après avoir reçu des propositions concernant la dénomination d’une rue, le maire peut choisir, selon son bon vouloir, d’inscrire à l’ordre du jour du conseil municipal. Un recours est néanmoins possible pour les conseillers municipaux.
A Viry-Châtillon, le maire, par exemple, le maire a voulu débaptiser une « rue Lénine».
A Paris, selon une délibération de 1938, la dénomination d’une rue du nom d’une personne est possible si la personne est décédée depuis moins de cinq ans.

Il existe toutefois la rue Annie Girardot (inaugurée en septembre 2012, deux après le décès de l’actrice) ou « Parvis Jean-Paul II », nouveau nom du « parvis Notre-Dame », inaugurée seulement un an après son décès.

Souvent, ce sont les habitants eux-mêmes qui ont donné le nom de leur rue. Si un personnage célèbre y habitait, alors on appelait sa rue du nom du personnage et tout le monde savait de quelle voie l’on parlait.

Ainsi, l’avenue Victor-Hugo s’est appelée de la sorte parce que Victor Hugo y résidait. L’écrivain recevait son courrier libellé : « Victor Hugo, en son avenue ». Mais le nom pouvait aussi être lié aux métiers (rue des Boulangers).

C’est la logique populaire qui historiquement prévaut donc à la dénomination des rues.

En 1729, un décret ordonne que les noms des rues soient gravés directement sur une pierre de construction de façade, d’une façon très normalisée : la pierre en question doit être une plaque. Les lettres devaient avoir deux pouces et demi de haut et être entourées d’un cadre.

La normalisation suivant son cours, des rues ont naturellement changé de dénomination, comme la « Vieille rue du Temple » devenue « rue Vieille-du-Temple ».

Et, pour la petite histoire, si la rue de Vaugirard est la plus longue rue de Paris, le nom de rue parisienne le plus long est « Rue Alice Domon et Léonie Duquet, sœur Alicia et sœur Léonie » !

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