Dans Histoire

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Nous sommes en 1825.

Trois fois de suite nommé ministre des Finances, fils d’avocat, ordonné diacre, le Baron Joseph-Dominique Louis fait une pause dans sa carrière politique et met à profit des terrains ornés d’entrepôts qu’il a achetés 15 ans plus tôt, à l’est de Paris.

A l’est de Paris c’est Bercy. Et ces entrepôts sont des entrepôts vinicoles. Bercy est alors un lieu calme, mêlant jardins luxuriants et villas. La situation géographique va changer l’histoire de ce lieu.

En effet, les entrepôts étant situés en dehors de la ville de Paris, les vins et les spiritueux ne sont pas soumis aux taxes. Conscient du potentiel que ces anciens entrepôts représentent, le baron Louis les fait rénover par deux architectes : les frères Archimède et Phidias Vestier.  Au fil des années, les entrepôts le Petit Bercy et le Grand Bercy voient leur activité croître, la consommation de vin au cœur de Paris ayant plus que triplée en moins d’un demi-siècle. Détruits pour être rénovés par le baron Viollet-le-Duc en 1860, les entrepôts de Bercy sont alors constitués en halles. A partir de 1960, les entrepôts commencent leur déclin, les consommateurs préférant les vins mis en bouteille à la propriété. Après des décennies en friches, la cour Saint-Emilion, nommée en hommage à son passé, accueille aujourd’hui des boutiques et des terrasses.

Mais les détails de son passé sont encore ancrés dans chaque pierre et jusque dans le sol où l’on voit encore les rails traversant les entrepôts.

En visitant ce lieu, remarquez chaque détail des constructions anciennes, les arcades, les pierres taillées et les inscriptions qui se mêlent au béton des constructions modernes.

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