Dans Histoire

De nombreux films ont adopté Paris comme décor. Paris a toujours entretenu un rapport particulier avec le cinéma. C’est d’ailleurs au Grand Café du boulevard des Capucines qu’a eu lieu la première représentation publique du cinématographe des frères Lumière.

C’est René Clair qui, le premier, montre Paris au cinéma dans Paris qui dort (1924) ou dans Porte des Lilas (1957). Julien Duvivier adapte en 1927 Au Bonheur des Dames de Zola, qui se passe au Bon Marché et qui déjà entrevoit l’aspect social de la distribution.

Les cinéastes américains sont très friands de Paris : Audrey Hepburn et Fred Astaire se promènent à la Tour Eiffel dans Funny Face (1957). Maurice Chevalier joue dans La Veuve joyeuse (1934) d’Ernst Lubisch, où il incarne un prince fréquentant Maxim’s.

C’est le cinéma qui diffuse à la terre entière les monuments de Paris, et grâce à lui, chacun identifie Paris à La Tour Eiffel. Cependant, Paris est souvent restitué avec une vision réductrice : les acteurs portent une baguette de pain sous le bras et un béret basque sur la tête, sans parler d’un litre de vin à la main. Gene Kelly utilise cette caricature dans Chantons sous la Pluie et surtout dans Gigot, le Clochard de Belleville (1962).

Les bas-fonds de Paris sont aussi évoqués dans des films comme Irma la Douce (1963), avec Shirley MacLaine et Jack Lemmon. D’autres films, comme Moulin-Rouge ou French Cancan, restitue le folklore parisien.

Des films sur Paris innombrables

Plus proche de nous, Jacques Becker réalise à Paris, rue des cascades, Casque d’Or, avec Simone Signoret et Serge Reggiani. Paul Newman joue dans Paris Blues (1961). Le dessin animé Ratatouille se déroule à Paris ; le héros est un rat sympathique.

On se doit aussi d’évoquer Hôtel du Nord (1939), indissociable d’Arletty : l’hôtel du tournage (102 quai de Jemmapes), en face d’une passerelle du canal de l’Ourcq a été classée monument historique. On peut toujours y déjeuner en amoureux. Les Amants du Pont-Neuf (1991), Le fabuleux Destin d’Amélie Poulain (2001), Le Traversée de Paris (1956), Subway (1985), A Bout de Souffle (1959), Le dernier Métro (1980) sont des films remarquables et valorisent la capitale.

Sous un angle historique, Paris brûle-t-il ? de René Clément (1967) décrit Paris pendant l’Occupation. Côté gangsters, des films situent l’action des méfaits à Paris.  L’Assassin habite au 21, de Julien Duvivier se situe au 21 avenue Junot. Le Cercle Rouge, de Melville, situe l’action Place Vendôme.

Source de cet article : Dictionnaire historique de Paris, Le Livre de Poche.
Photo @Wikipedia

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