Dans Histoire, Métier

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Manier le plâtre avec précision est un savoir-faire. Si voir un plâtrier au travail ne dévoile pas la technicité de l’activité, tenter de réaliser soi-même un mur droit permet de la mesurer. La fabrication de l’enduit, chacun peut avoir ses préférences, ses recettes. Le plâtre est un mélange d’eau et de poudre de gypse cuit. La température de cuisson de la pierre va être le facteur le plus important influant sur la solidité et la porosité du plâtre final.

Une fois le mélange de poudre et d’eau fait, le récipient de plâtre ne peut être bougé, au risque de perturber l’enduit. De plus le plâtrier doit observer un temps de repos avant de commencer la seconde phase de son travail.

A l’aide d’une truelle, d’un couteau ou d’un platoir, l’artisan répartit le plâtre sur toute la surface du mur. La difficulté du métier réside dans le fait que l’enduit se pose manuellement, et que le résultat doit aboutir à une surface parfaitement plane, régulière et homogène. De plus la pose de plâtre est une course contre la montre : suivant les additifs et la cuisson du gypse, le plâtre se pose jusqu’à 15 minutes après le mélange. Passé ce délai, le mélange devient trop rigide et donc inutilisable. Le mélange est donc une partie importante du métier.

Aujourd’hui la majorité du plâtre est posé sous forme de plaque et le mélange (eau et gypse) fait office de joint entre les plaques de plâtre.

Mais le métier garde son sens artistique dans les moulures (corniches, gorges, médaillons), très présentes dans les anciens appartements parisiens. Le travail de décor est également très prisé au Moyen-Orient ou des moulures recouvrent parfois les murs et le plafond.

 

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